La Grèce en hiver...

Refaites le plein de soleil et de vitamine C !

50 nuances de Grèce

Sur une étape de votre tour du monde ou pour une escapade hivernale en alternative aux pentes enneigées des stations de skis, la République hellénique offre une destination d'une grande richesse géographique et historique.

 

Entre mer et montagne, oliviers et orangers, Préhistoire et Antiquité, patrimoine mondial et oratoire local, villages déserts et mégalopole athénienne, retrouvez toutes les nuances de la Grèce.

 

Nous avons testé pour vous un séjour d'une semaine en février, sous une douceur et un soleil de début de printemps, dans le Péloponnèse (Argolide, Laconie, Corinthie) et à Athènes. 

Chemin balisé autour d'Argos

Dans la plaine d'Argos et la péninsule de l'Argolide, l'oranger est roi.

En cette période de la saison, la terre grecque est « bleue comme une orange ».

Celle-ci est omniprésente : sur l'arbre, bien sûr, dans les champs ou sur les places publiques, sur les étals en bord de route (...et parfois tombée du camion dans les virages), en excellents jus pleins de vitamines à la terrasse des cafés...

L'Homme s'est fixé très tôt en Argolide, à Mycènes notamment, l'une des premières civilisations apparues en Grèce vers 1600 avant J.-C.. Le site et les ruines de Mycènes contenteront les amoureux d'histoire tous comme les amateurs de grands espaces et de nature.

 

Du haut de la citadelle perchée sur sa colline, reconnue patrimoine mondial par l'UNESCO, presque quarante siècles contemplent le relief environnant peuplé d'oliviers et les montagnes enneigées du Mont Cyllène (2374 m) dans le lointain. Parmi les joyaux de ces prémices de l'architecture classique notons le célèbre portail des lions et les immenses coupoles des tombes à tholos.

Nauplie, capitale régionale

La cité de Nauplie (14 000 habitants), dominée par une imposante forteresse vénitienne, est un ravissant petit port où il fait bon flâner dans les rues piétonnes où, si vous tombez à pic, vous croiserez un défilé de carnaval enjoué et coloré.

 

Quelques pas sur les quais au coucher du soleil, permettent d'admirer un romantique paysage maritime et montagneux à la fois.

Cette contemplation peut être poursuivie sous les palmiers dans la chaleur d'une terrasse panoramique en dégustant un fameux café à la grecque (vous savez, avec le marc au fond de la tasse).

Un des plus beaux sites de la Grèce

Également inscrit par les Nations Unies sur la liste du patrimoine mondial, le site d'Epidaure, à 30 km de Nauplie, n'usurpe pas sa réputation.

 

Le sanctuaire, bâti à partir du IVème siècle avant J.-C., utilise habilement le relief pour lover son théâtre – un véritable joyau –  sur le flanc de la colline, au milieu d'un écrin de végétation. A son sommet le regard porte à perte de vue vers les oliveraies et les montagnes d'Argolide.

Cette enceinte en parfait état est toujours le lieu d'un festival de théâtre qui se déroule de juin à septembre.

Chacun aimera déambuler (ou virevolter pour les plus jeunes) parmi la kyrielle de fûts de colonnes, chapiteaux et vestiges en tout genre. Les plus significatifs sont présentés en élévation et permettent d'imaginer l'ampleur des constructions antiques.

 

Prenez le temps, dans une taverne locale, de consommer un repas à la grecque fait de portions de tsatsiki, taboulé, feta poëlée, souvlaki (brochettes de viande)... à partager en famille. Avec un peu de chance, si c'est dimanche, vous pourrez vous inspirer des habitudes locales en copiant sur les tables de vos voisins autochtones.

 

En cherchant les bords de mer plus au sud, vous tomberez sur la curieuse église byzantine Agios Georgios, près de Didyma, située dans une dépression issue de l'effondrement de grottes souterraines. Formant un véritable cratère à pic, on y accède par un escalier taillé à même le roc. Paysage grandiose toujours au milieu des oliviers où l'on peut observer un second cratère à flan de montagne, sous les ailes des éoliennes.

 

Poussant un peu plus loin, le petit port de Kiladas, sa crique et ses nombreux cafés vous accueilleront pour finir la soirée par exemple.

D 'Argolide en Laconie

De l'autre côté du golfe d'Argolide, Sparte, grande cité grecque, n'a malheureusement conservé que sa réputation. Devant le peu de vestiges significatifs, on prolongera plutôt vers Mystra, ancienne place forte franque puis byzantine qui se dresse sous les hauteurs enneigées du Taygète qui culmine à 2404 m.

Le site qui offre un magnifique paysage sur Sparte ,une fois de plus, est remarquable et...patrimoine mondial. La forteresse, sur plusieurs étages, renferme palais, églises et monastères. Juste un petit imprévu : le site était fermé lors de notre passage !

Montagne et mer

L'ascension du massif du Parnon (1935m) dominant la Laconie permet de rejoindre le golfe d'Argolide par une spectaculaire route de montagne.

 

A Kosmas, pittoresque village à 1150m d'altitude, vous aurez peut-être la chance d'être accueillis par une vieille dame à la fois épicière et quincaillière, à laquelle vous vous sentirez presque obligés d'acheter par exemple un bocal d'aubergines au vinaigre et un fagot de plantes aromatiques dont vous n'aurez pas compris le nom...

 

La descente vers le golfe d'Argolide offre un paysage escarpé et sauvage jusqu'à Leonidiou. La route qui remonte vers Astros et Nauplie est un agréable et exceptionnel balcon sur la mer sur presque 50 km.

Corinthe, son apôtre et son canal

Sur la route d'Athènes, en quittant le Péloponnèse , la Corinthe antique mérite un détour.

Nichés au pied de l'Acrocorinthe, les vestiges, dont la magnifique fontaine Pereine datent de l 'époque romaine. C'est ici, sur les marches du tribunal (la Bema) que l'apôtre Paul s'adressa aux Corinthiens.

 

L'isthme de Corinthe, point de passage stratégique entre la mer ionienne et la mer Egée, est doté d'un canal depuis 1893. L'ouvrage impressionnant est digne du canal de Suez, mais beaucoup moins long.

La capitale antique...

Changement de registre et de décor avec Athènes et son aire urbaine de 3 millions d'habitants, fabuleux manteau blanc d'où émerge l'Acropole.

Principale attraction, bien sûr, cette « ville haute » (littéralement) est un site archéologique majeur qui est parvenu jusqu'à nous dans un état de conservation remarquable : le Parthénon, notamment, édifié par Périclès en 432  avant J.-C., mais aussi l'Erechteion et ses célèbres caryatides.

 

L'ascension de l'Acropole offre une belle promenade dans un espace naturel en plein cœur de la ville. Les flans de la colline sont occupés par une multitude de vestiges et le sommet délivre de vastes panoramas sur Athènes jusqu'au port du Pirée.

Au pied de l'Acropole au nord, se trouve également le cœur de la ville antique : l'Agora, magnifique « jardin » archéologique où il fait bon flâner. Parmi les vestiges antiques emblématiques d'Athènes, un peu plus à l'est, le stade panathénaïque, très restauré, a accueilli en 1896 les premiers jeux olympiques modernes.

...et moderne

Au sud de l'Acropole le récent musée, œuvre de l'architecte français Bernard Tschumi, présente les œuvres d'art issues des fouilles archéologiques. Le dernier étage est conçu pour présenter le décor sculpté du Parthénon (frises et fronton) avec vue panoramique sur celui-ci.

 

Le quartier de Syntagma constitue la ville nouvelle. Élevé à partir du XIXème siècle, il renferme de nombreux musées et constitue avec le Parlement et les résidences officielles le cœur politique du pays. La place Syntagma accueille les grandes manifestations et protestations populaires.

Devant le Parlement, on ne manquera pas la très célèbre et folklorique relève de la garde nationale.

 

Parmi les musées, s'il faut choisir, notre préférence se portera sur le musée d'art cycladique et ses mystérieuses statuettes.

 

Plaka, Monastiraki

Les quartiers, les plus vivants, s'organisent autour de l'Acropole au nord-est.

Les nombreuses rues piétonnes de Plaka et Monastiraki, vous conduiront de vestiges antiques en chapelles byzantines jusqu'à la cathédrale orthodoxe ou jusqu'au marché couvert, rempli de saveurs méditerranéennes.

Partir, revenir...

A l'issue d'une semaine bien remplie, les premiers soleils de février n’incitent pas à regagner nos terres plus septentrionales. Il faut pourtant bien quitter le territoire hellène mais avec la perspective de prolonger son exploration et notamment ses îles.

Revenir !

Récit Voyage et Crédit photos Raphaël


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